Sortie Pédagogique

ANNÉE SCOLAIRE
2001-2002
 

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Pages des élèves



 


   Visiste au Musée de la Résistance   


La visite du musée départemental
de la Résistance
et
de la Déportation
vue par les élèves de troisième une


« De la haine des nazis il n’y a rien de rationnel »
Phrase lue sur un mur du musée

    Nous connaissions très peu de chose sur les résistants qui se sont battus pour la France. Grâce à notre sortie pédagogique nous avons pu découvrir la vie de ces personnes.

La visite avec un responsable du musée

   Un rappel historique est fait sur la défaite française et le régime de Vichy. Toulouse d’abord dans la zone dite libre connaît à son tour l’occupation allemande.

   La Résistance est l’opposition à la dictature. Les résistants sont des personnes normales (boulanger, professeur...). Ils n’ont pas eu de formation spéciale. Ils veulent lutter contre le totalitarisme et regagner la liberté. En France 2 à 3 % de la population sont des résistants.
   Nous avons vu des objets de la guerre comme des vieux téléphones, une machine à écrire ou la radio qui permettait d’écouter radio Londres.
   A Toulouse, 5 jeunes sont arrêtés car ils étaient rassemblés dans la rue. Il était interdit de se réunir à plus de trois dans la rue... Ils vont mourir dans les camps de concentrations. En Midi-Pyrénées, aucun enfant de moins de 16 ans n’est revenu des camps. Ils sont tous mort dans les chambres à gaz.
   Il existait deux camps a Toulouse même et un près de Muret. Ils servaient à garder temporairement les suspects. Les personnes recherchées vont souvent dans un maquis : juifs, immigrés, communistes, personnes fuyant le STO (service du travail obligatoire en Allemagne)...
   En Midi-Pyrénées, les SS sont au moins responsables de 220 morts et l’armée allemande de 16 morts.
   Toulouse est libérée le 19 août 1944.

La rencontre avec Monsieur Marty, ancien résistant et déporté.

    Les élèves ont pu écouter et dialoguer avec l’un des rares survivants des camps de la mort. Ce récit sobre et émouvant, parfois terrifiant a duré près de trois quart d’heure.

   Nous sommes allé au second étage. Là, un ancien résistant nous attendait. On nous a fait asseoir devant lui. Il s’est présenté puis il a commencé à nous raconter son histoire.
    Résistant à Toulouse, Monsieur Marty doit fuir avec des amis et se fait prendre à la frontière espagnole par une patrouille allemande. Il est transféré dans plusieurs camps, il y travaille très dur. Il nous a montré sur une carte les camps et les «Kommando». Ce sont les nombreux chantiers qui dépendent d’un camp. La vie était un enfer, difficile à exprimer. On a du mal à imaginer une vie aussi dure dans laquelle on frôle la mort à chaque instant.
    Il nous a raconté les obligations, les contraintes et aussi l’horreur qu’ils vivaient : l’habit, la nourriture, les maladies redoutées, l’infirmerie et surtout le mépris des Kapos et des SS. Il nous a aussi raconté le mépris des habitants des villages et des villes environnantes. Les conditions étaient telle qu’il y avait aussi des rivalités entre les prisonniers.
   Par chance, il arrive à survivre jusqu’à la Libération. Il était tellement faible (30 kilos !) qu’il n’arrivait pas à croire qu’il était libre.
    Aujourd’hui, les témoins des camps comme Monsieur Marty ne sont qu’au nombre de dix sur Toulouse.
   Il faut se rappeler que Hitler a été désigné par les urnes. La démocratie reste fragile et il est indispensable d’aller voter pour éviter une nouvelle dictature. Nous devons comprendre ce qui s’est passé car ce qui est arrivé peut recommencer...
Sarah Labour, Charlotte Legoff,
Michael Dancet, Juliana da Silva,
Mathieu Rocancourt, Florian Pauvrhomme,
Alexia Dia Massamba, Nicolas Joseph,
Damien Salingardes, Ludovic Serre,
Yannick Bekui Nba et Mathieu Espiago.
Classe de 3e1


































































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